Thursday, September 23rd, 2021

3 nuances de grossesses gémellaires

Aussi violemment qu’une fessée donnée par Christian dans 50 nuances de Grey, l’urgence de comprendre sa grossesse gémellaire est vitale. Et je la comprends ; je suis passée par là. C’est pourquoi je suis contente de pouvoir vous synthétiser les connaissances actuelles de la médecine et de les retranscrire avec précisions.

Dans un premier temps, il faut comprendre qu’il existe différents types de grossesses définies selon le nombre de poches et le nombre de placentas.

Avez-vous déjà pu identifier la vôtre ?

C’est normalement écrit sur votre compte rendu échographique.

Pour être claire, il n’y a pas grand-chose que peut identifier le doc au stade de la grossesse gémellaire. A moins d’avoir été suivie en procréation médicalement assistée, et même là, c’est difficile de savoir avec certitude si ce sont des « vrais » ou des « faux ».

Par contre, ce que l’on peut constater à ce stade, c’est les nombre de poches et de placentas que votre bidon contient. C’est en fonction de ça que l’échographe déterminera votre type de grossesse gémellaire. Et fatalement, comme le titre l’indique, il y en a trois sortes :

–           Bi-choriale, bi-amniotique ; deux poches et deux placentas,

–           Mono-choriale, bi-amniotique ; une poche et deux placentas,

–           Mono-choriale, mono-amniotique ; une poche et un placenta.

Par ailleurs, la grossesse gémellaire étant considérée par les médecins comme étant «à risques» – eh oui, ce terme fait peur – la surveillance médicale sera alors plus ou moins dosée en fonction du type de grossesse. C’est uniquement pour cette raison préventive que l’on cherche à déterminer votre type de grossesse dès les premières constatation de grossesse multiple.

Dans le cas le plus répandu des grossesses multiples, c’est à dire dans celui d’une grossesse bi-choriale bi-amniotique (environ 75% des grossesses gémellaires), le médecin ne peut pas garantir si vos jumeaux vont se ressembler comme de « vrais » jumeaux. Tout dépend en fait de leur zygosité. Si tu veux en savoir plus à ce propos, c’est par ici.

Dans les deux autres cas, en revanche, et donc pour les grossesses dites « mono-choriales », le patrimoine génétique sera quasiment identique, et la ressemblance des jumeaux pourra être estimée comme forte. Oui, on pourra alors parler de « vrais » jumeaux.

La différence entre une grossesse mono-choriale mono-amniotique et bi-amniotique dépendant donc du nombre de placentas.

Aujourd’hui, nous savons que :

  1. ce nombre est le résultat d’une division cellulaire plus ou moins tardive, lors de la fécondation.
  2. dans le cas plus récurrent d’une grossesse possédant une poche mais deux placentas, et donc mono-choriale «bi»-amniotique, la scission des cellules n’aura pas eu le temps de s’effectuer avant d’être scellées dans l’utérus comme dans le cas d’une grosse «mono»-amniotique !

Mais tout cela n’est que pure biologie. Pas d’inquiétude…

Je vous assure, foi de maman de jumelles dizygotes, dites « fausses », que peu importe leur ressemblance, à la naissance puis après, ils grandissent forcément avec ce lien fort qu’induit la gémellité. Et c’est tout aussi croustillant !

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